« …J’ai chassé deux jours de ma tête
Le premier, le jour à venir ; le second, le jour qui n’est plus »
(Omar Khayyâm, les Rubâ’iyât)
L’Algérie est devenue pour Gépé (presque) aussi étrangère que le Burkina
Fasso ou la Suède. La routine s’installant, il envisage un retour en Europe mais
exclut toutefois l’Hexagone qui sombre peu à peu dans une décadence islamisée,
La page oranaise est définitivement tournée et les Pieds Noirs, disparaissent
peu à peu. Gépé partage avec ceux qui restent une certaine forme d’amertume
face au peu d’intérêt des jeunes générations Pieds Noirs pour leur Histoire et les
trahisons dont ils ont été victimes. Mais les ressentiments ne sont pas affaire des
nouvelles générations, leurs regards doivent se porter vers l’avenir. Cet avenir
reste à défendre et à construire, même si d’autres s’efforcent de le détruire.
L’héritage pionnier laissé par les parents constitue un outil précieux pour cela . Il
suffit de regarder de près l’actualité dans tous les domaines, de la littérature
jusqu’ à la mode, pour apprécier l’impact Pieds Noirs dans la vie Hexagonale.
Ce n’est pas un hasard.
Une société, une civilisation est le fruit de son histoire. On peut occulter celle-ci
un certain temps mais jamais la faire totalement disparaitre, même écrite par
les vainqueurs. La vie quotidienne met en évidence comment la négation des
valeurs Judéo Chrétiennes, activement poursuivie de nos jours, conduit
directement au chaos. Un sursaut est à espérer, il y a et il y aura place pour un
esprit pionnier, pour les descendants du peuple Pieds Noirs.
Gépé quant à lui, cultive désormais son jardin…fleuri de souvenirs fanés ou
multicolores. … Comme là-bas